La valorisation énergétique dans le process de fabrication du ciment

Très énergivore, l’industrie cimentière a besoin d’une grande quantité de combustibles fossiles (charbon, coke de pétrole, gaz…) pour obtenir dans les fours la température de 1450 °C nécessaire à la fabrication du ciment ou la cuisson du calcaire. Depuis de nombreuses années, l'industrie cimentière travaille à l'optimisation du mix énergétique en valorisant des résidus ou déchets issus d'industries ou de collectivités. Au fil des décennies et des procédés de recyclage la nature des flux a évolué.

L'une des sources prometteuses aujourd'hui est l’utilisation des Combustibles Solides de Récupération (CSR), qui contiennent une part variable de composants biogènes comme le papier, le carton ou le bois. Autre combustible de substitution reconnu : la biomasse. Il s’agit de brûler la matière organique issue de l’agriculture, des forêts et espaces verts... Les cimentiers peuvent aussi permettre le traitement énergétique des déchets tels que les boues d’épuration séchées, les vieux pneus, les déchets plastiques, les huiles usagées, les solvants non chlorés et les farines animales, etc. 

La valorisation énergétique de ces matières permet de réduire la dépendance aux combustibles fossiles, de diminuer les déchets mis en décharge, et de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Avec un enjeu d’avenir clair : faire évoluer le taux des combustibles de substitution énergétique au-delà de 50%, pour diminuer nos émissions et limiter notre XX.

Ancrage territorial.

Matière.